Le Made in France a-t-il déjà fait long feu ?

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  • Dernière modification de la publication :10 juin 2024

Le made in France comme critère d’attribution d’une commande par les directions des achats des entreprises est passé de 61 % en 2022 et 65 % en 2023 à 47 % pour 2024, retombant ainsi au même niveau qu’en 2021.

La « normalisation » des approvisionnements fait diminuer son intérêt comme « solution anti-rupture d’approvisionnement ». 49 % des directions achats anticipent des difficultés de livraisons avec leurs fournisseurs stratégiques, contre 71 % l’an dernier.

Son coût est pointé du doigt : pour 22 % des directions achats, il est jugé trop élevé, contre 17 % en 2023. Or, la réduction des coûts est redevenue une priorité pour 77 % des directions achats.

Comment, dans ces conditions, bâtir une réindustrialisation avec une commande locale « intermittente » ?

Le « costshoring » a encore de beaux jours devant lui.

[1] Les Echos
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